WASHINGTON, jeudi 29 janvier 2026 (RHINEWS)- Le sénateur indépendant du Vermont Bernie Sanders a accusé l’administration du président Donald Trump de conduire les États-Unis vers une « société autoritaire », dénonçant notamment le rôle de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), l’usage de la force fédérale à l’intérieur du pays et des atteintes répétées à la Constitution.
« L’Amérique n’est pas, et ne doit jamais être, un pays où une force militaire intérieure appelée ICE occupe des villes américaines et terrorise leurs habitants », a déclaré le sénateur, affirmant que l’agence fédérale mène, selon lui, une « occupation » à Minneapolis et appelant à son retrait immédiat du Minnesota et du Maine. « ICE doit cesser de terroriser le peuple américain », a-t-il ajouté.
Bernie Sanders a également condamné l’action des forces fédérales contre des civils. « L’Amérique ne doit jamais être un pays où des agents fédéraux abattent des citoyens de sang-froid, enfoncent des portes pour arrêter des gens ou envoient des enfants de cinq ans dans des centres de détention, en violation flagrante de notre Constitution », a-t-il affirmé, comparant ces pratiques à celles de « dictatures et sociétés autoritaires ».
Sur le plan institutionnel, le sénateur a appelé à une réforme en profondeur des agences de sécurité intérieure. « Pas un centime de plus ne doit être accordé à l’ICE ou à la Customs and Border Protection sans réformes fondamentales et sans un nouveau leadership au Département de la Sécurité intérieure », a-t-il déclaré, estimant que « Kristi Noem et Stephen Miller doivent partir».
Bernie Sanders a élargi sa critique à la politique étrangère du président Trump, qu’il juge contraire au droit constitutionnel et international. Il a dénoncé une action militaire contre le Venezuela « sans autorisation du Congrès et sans que les élus en aient connaissance », ainsi que les tensions répétées avec les alliés traditionnels des États-Unis. « Menacer de saisir le Groenland à un allié de longue date comme le Danemark ou de faire du Canada le 51ᵉ État est tout simplement insensé », a-t-il déclaré.
Le sénateur a également critiqué les alliances américaines avec des régimes qu’il qualifie d’autoritaires. « Le peuple américain veut que nous nous alliions aux démocraties, pas aux dictatures », a-t-il affirmé, citant l’Arabie saoudite et la Russie, tout en accusant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’« atrocités à Gaza» et rappelant qu’il fait l’objet de poursuites devant la Cour pénale internationale.
Sur le plan intérieur, Bernie Sanders a accusé le président de saper les fondements démocratiques. « Quand un président usurpe le pouvoir du Congrès, attaque les tribunaux, intimide les médias et les universités, et engage des poursuites pénales contre ses opposants politiques, il devient un danger pour tout ce que ce pays représente », a-t-il déclaré, appelant les élus républicains à « parler enfin ».
Il a salué la décision de l’ancien candidat républicain au poste de gouverneur du Minnesota, Chris Maida, d’abandonner sa campagne. « Des citoyens américains, en particulier des personnes de couleur, vivent dans la peur », a rappelé Bernie Sanders en citant ce dernier.
Enfin, le sénateur a dénoncé ce qu’il appelle « le grand mensonge » et la désinformation émanant de la Maison-Blanche. « On ne peut pas avoir de démocratie quand le président des États-Unis ment profondément chaque jour », a-t-il affirmé, rejetant les affirmations de l’administration sur plusieurs affaires récentes et rappelant que « l’élection de 2020 n’a pas été volée ». « Donald Trump a perdu cette élection de plus de sept millions de voix », a-t-il conclu.

