PORT-AU-PRINCE, mardi 24 février 2026 (RHINEWS) –
Le dirigeant politique Dunois a vivement critiqué le document intitulé « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections », qu’il qualifie de texte « apocryphe » visant, selon lui, au « maintien du statu quo et à la sauvegarde du système ».
Dans une prise de position rendue publique, il estime que le titre du document aurait dû être complété afin d’en refléter, d’après lui, les véritables objectifs. « N’auraient-ils pas mieux fait de compléter le titre de ce document apocryphe qui circule en disant plutôt : Pacte national pour la stabilité, l’organisation des élections, le maintien du statu quo et la sauvegarde du système ? », écrit-il.
Anticipant les critiques, il ajoute : « On nous qualifiera peut-être d’extrémiste mais sûrement pas d’herméneute aveugle ou d’hérétique. L’histoire, les faits et le politique sont là et doivent servir d’enseignement équilibré, de méthode de prévention et de dépassement. »
Le dirigeant établit un parallèle entre la situation actuelle et certaines périodes historiques marquées par des occupations étrangères. Il évoque la France sous le régime de Philippe Pétain durant l’occupation allemande en 1940, ainsi qu’Haïti sous la présidence de Philippe Sudre Dartiguenave lors de l’occupation américaine de 1915. Selon lui, « nous sommes encore une fois en 2026 sous occupation états-unienne avec le gouvernement fantoche de Didier Fils-Aimé ».
Il soutient que « quand les appareils administratifs et répressifs d’État répondent aux seules commandes de l’ambassade des États-Unis en Haïti, donc à celles du Département d’État et de la Maison-Blanche, nous ne devons pas nous voiler la face. Nous sommes occupés ». Il appelle à « identifier correctement la nature de l’actuelle administration » afin de « retrouver la voie et les moyens de sortir de cette déchéance ».
Dans son texte, il affirme également que la situation actuelle résulte d’un processus ancien. « Cette construction faite de violence, de désagrégation et de pillage systématique de l’État ne date pas d’hier. Elle n’est pas un hasard, mais plutôt le fruit amer de notre irresponsabilité citoyenne, de notre cupidité et celui de notre asservissement et dépendance vis-à-vis de l’étranger », écrit-il.
Le responsable politique appelle à « résister et travailler au rapatriement de notre souveraineté avant toute autre chose ». Il exhorte à ne pas « cautionner cette mainmise états-unienne sur l’État souverain d’Haïti ni hypothéquer l’avenir de la nation dans des élections frauduleuses, des endettements illégaux et inconsidérés ».
Il affirme encore que « le gouvernement des États-Unis et l’oligarchie “haïtienne” ont installé la violence et la peur pour nous contraindre à accepter l’ignominie », et invite à « ouvrir plus largement le jeu des alliances au profit de l’intérêt national ».
Enfin, il rejette la validité d’éventuels engagements pris par les autorités actuelles. « Nous ne devons pas honorer les faux contrats signés par des usurpateurs n’ayant ni titre ni qualité, encore moins la légitimité pour engager le peuple haïtien au nom d’une certaine continuité de l’État. La rupture est plus que nécessaire. Elle doit être claire et consacrée », conclut-il, appelant à l’engagement des « patriotes progressistes haïtiens ».

