WASHINGTON, mardi 24 février 2026 (RHINEWS)- Le président américain Donald Trump a défendu mardi sa politique commerciale et économique à la suite d’une décision qu’il a qualifiée de « très malheureuse » de la Cour suprême des États-Unis, affirmant que ses accords tarifaires resteraient en vigueur par d’autres voies juridiques et continueraient de bénéficier à l’économie américaine.
« Il y a quatre jours, une décision malheureuse de la Cour suprême des États-Unis est tombée », a déclaré le chef de l’exécutif, tout en assurant que « presque tous les pays et les entreprises veulent maintenir les accords déjà conclus ». Selon lui, les partenaires étrangers savent que « le pouvoir légal que j’ai, en tant que président, pour conclure un nouvel accord pourrait être bien pire pour eux ».
Donald Trump a soutenu que les mesures tarifaires, qu’il présente comme « salvatrices pour le pays » et « protectrices de la paix », demeureraient en place grâce à des « dispositions juridiques alternatives pleinement approuvées et éprouvées ». « Une action du Congrès ne sera pas nécessaire », a-t-il affirmé, ajoutant que ces mécanismes sont « testés depuis longtemps ».
Le président a estimé que les droits de douane payés par les pays étrangers pourraient, « comme par le passé, remplacer substantiellement le système moderne d’impôt sur le revenu », allégeant ainsi « un lourd fardeau financier » pour les Américains. Il a affirmé que « des usines, des emplois, des investissements et des milliers de milliards de dollars continueront d’affluer aux États-Unis ».
Sur le plan économique, Donald Trump a déclaré qu’il n’y avait « pas d’inflation » et a revendiqué une « croissance formidable ». Il a également affirmé avoir correctement anticipé l’évolution de l’économie, contrairement à « 22 lauréats du prix Nobel d’économie » qui, selon lui, « se sont totalement trompés ».
Le président a attribué la hausse passée des prix à l’administration de son prédécesseur, Joe Biden, et à ses alliés au Congrès, évoquant « une inflation record » qui aurait coûté « 34 000 dollars à la famille typique en très peu de temps ». Il a accusé ses opposants d’avoir « créé le problème » qu’ils dénoncent aujourd’hui sous le terme d’« accessibilité ».
Donald Trump a assuré que les prix étaient désormais en baisse, affirmant notamment que « le prix des œufs a baissé de 60 % » et que les coûts du poulet, du beurre, de l’alimentation, des hôtels, des automobiles et des loyers sont « plus bas qu’au moment de [sa] prise de fonctions ». « Même le bœuf, qui était très élevé, commence à baisser de manière significative », a-t-il ajouté, évoquant également une forte diminution des prix de l’énergie.
En matière de santé, le président a critiqué l’Affordable Care Act, estimant que la réforme avait surtout profité aux compagnies d’assurance. Il a dénoncé « des centaines de milliards de dollars par an » versés aux assureurs, dont les cours boursiers auraient progressé de « 1 000 à 1 700 % ».
Il a annoncé vouloir « arrêter tous les paiements aux grandes compagnies d’assurance » et transférer directement ces fonds aux citoyens afin qu’ils achètent leur propre couverture santé « à un coût beaucoup plus bas ». Il a également mis en avant une politique de « transparence maximale des prix », qu’il affirme avoir introduite lors de son premier mandat.
Concernant les médicaments sur ordonnance, Donald Trump a déclaré avoir instauré des accords dits de « nation la plus favorisée », permettant, selon lui, aux Américains de payer « le prix le plus bas au monde » pour ces produits, alors qu’ils auraient longtemps payé « les prix les plus élevés ». Il a évoqué des écarts de prix de « 300, 400, 500, 600 % et plus », désormais accessibles via un site internet gouvernemental dédié.
« C’est une grande réussite », a-t-il affirmé, assurant que sa politique économique et commerciale place « l’Amérique d’abord » et qu’elle continuera à produire des résultats malgré les obstacles juridiques récents.

