Détroit d’Ormuz : plusieurs alliés refusent la coalition de Trump, craignant une escalade militaire et un enlisement…

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WASHINGTON, mardi 17 mars 2026 (RHINEWS)- Plusieurs pays alliés des États-Unis ont refusé de participer à la coalition militaire souhaitée par le président Donald Trump pour sécuriser le détroit d’Ormuz, invoquant le risque d’escalade avec l’Iran et un mandat jugé incompatible avec leurs engagements internationaux, selon des déclarations officielles et des informations concordantes de médias américains et européens.

Parmi les principaux refus figurent l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne, la France, le Japon et l’Australie. Le chancelier allemand Friedrich Merz a rejeté toute participation militaire, estimant que « la guerre en Iran ne relève pas de l’OTAN » et mettant en garde contre une « guerre sans fin » aux objectifs incertains. 

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a également écarté l’option, déclarant : « Ce n’est pas la mission de l’OTAN ». De son côté, la ministre espagnole de la Défense Margarita Robles a affirmé que son pays « n’envisageait pas d’intervenir » et qu’il fallait prioritairement « mettre fin au conflit ». 

La France adopte une position prudente. Selon des analyses relayées dans les médias, participer à une opération visant à rouvrir le détroit contre l’avis de l’Iran serait perçu comme « un acte de guerre », et « la France n’y est pas prête ». 

En Asie-Pacifique, le Japon a fait savoir qu’il « n’envisageait pas » d’envoyer des forces, invoquant notamment ses contraintes constitutionnelles pacifistes, tandis que l’Australie a clairement indiqué : « Nous n’enverrons pas de navire dans le détroit d’Ormuz ». 

Plus largement, plusieurs capitales européennes refusent d’« être entraînées » dans la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, privilégiant une approche diplomatique ou des missions strictement défensives après la fin des hostilités. 

Face à ces refus, Donald Trump a accentué la pression sur ses alliés, estimant que « ceux qui tirent profit de ce détroit » doivent contribuer à sa sécurisation. Il a également mis en garde contre « des conséquences très mauvaises pour l’avenir de l’Otan » en cas de refus et évoqué des mesures de rétorsion diplomatique. 

Le détroit d’Ormuz constitue un point de passage stratégique majeur, par lequel transite environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial. Sa fermeture partielle par l’Iran a déjà provoqué une flambée des prix de l’énergie et des perturbations des chaînes d’approvisionnement. 

Les conséquences économiques sont potentiellement globales : hausse des prix du pétrole et du gaz, inflation accrue, perturbation du commerce maritime et risques de pénuries, notamment d’engrais dont une part importante transite par cette route. 

Le blocage affecte également le trafic maritime international, avec des milliers de navires concernés chaque mois et des détours coûteux via l’Afrique, allongeant les délais et les coûts logistiques. 

Sur le plan stratégique, plusieurs dirigeants européens redoutent un enlisement des États-Unis dans un nouveau conflit prolongé au Moyen-Orient, alors même que Washington renforce déjà massivement sa présence militaire dans la région. 

Dans ce contexte, l’absence de coalition large fragilise la stratégie américaine et souligne les divisions entre alliés occidentaux face à la gestion du conflit avec l’Iran, alors que les risques d’escalade régionale et de crise ეკონომique mondiale continuent de s’intensifier.