Conflit Israël-Iran : Trump revendique la destruction de sites nucléaires iraniens, une fronde bipartite éclate au Congrès…

Donald Trump, President des EtatsUnis

WASHINGTON, samedi 21 juin 2025 (RHINEWS) — Le président Donald Trump a affirmé samedi soir que les frappes américaines menées contre trois sites nucléaires iraniens avaient été un « immense succès militaire », assurant que les installations de Fordow, Natanz et Ispahan avaient été « complètement et totalement anéanties ». Cette offensive marque un tournant majeur dans le conflit Israël-Iran, entré dans sa deuxième semaine.

« Une charge complète de bombes a été larguée sur Fordow. Tous nos avions sont rentrés sains et saufs. Félicitations à nos formidables guerriers américains », a-t-il écrit sur Truth Social.

Les frappes ont été effectuées par des bombardiers furtifs B-2 et surviennent dans un contexte de tension accrue, alors qu’Israël a revendiqué plus tôt dans la journée la mort de deux hauts commandants de la Force Al-Qods iranienne. Deux drones iraniens ont par ailleurs violé l’espace aérien israélien, selon Tel-Aviv.

Le président américain a averti que d’autres cibles pourraient être visées si l’Iran ne « choisit pas la paix ». Une conférence de presse exceptionnelle est annoncée dimanche matin à 8h, heure locale, au Pentagone, avec le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et le chef d’état-major Dan Caine, principal conseiller militaire de Trump sur cette crise, aux côtés du directeur de la CIA John Ratcliffe et de l’envoyé spécial au Moyen-Orient Steve Witkoff.

L’intervention militaire a immédiatement suscité de vives réactions sur la scène politique intérieure américaine. Si plusieurs élus républicains et quelques démocrates pro-israéliens ont salué l’opération, une fronde bipartite émerge au Congrès, contestant sa légalité constitutionnelle.

Le représentant démocrate Ro Khanna (Californie) a appelé à une session d’urgence pour débattre d’une résolution limitant les pouvoirs de guerre du président, qu’il cosigne avec le républicain Thomas Massie (Kentucky). « Il faut retourner immédiatement à Washington pour empêcher que l’Amérique soit à nouveau entraînée dans une guerre sans fin au Moyen-Orient », a déclaré Khanna.

Massie, opposant régulier aux interventions militaires, a estimé que l’opération « n’est pas constitutionnelle ». Le sénateur démocrate Tim Kaine (Virginie) a lui aussi dénoncé une action non autorisée par le Congrès, évoquant « une troisième guerre idiote au Moyen-Orient ».

Dans le camp républicain, les chefs du Congrès, Mike Johnson (Chambre) et John Thune (Sénat), ont exprimé leur soutien à Trump. À l’inverse, plusieurs élus démocrates ont critiqué vivement les frappes. Jim Himes (Connecticut), membre influent de la commission du Renseignement, les a qualifiées de « violation manifeste de la Constitution », redoutant un embrasement régional.

Sur la scène internationale, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est dit « profondément alarmé » par cette escalade, appelant à une désescalade urgente :

« Il s’agit d’une escalade dangereuse dans une région déjà au bord du chaos – et d’une menace directe pour la paix et la sécurité internationales. Il n’existe pas de solution militaire. La seule voie possible est celle de la diplomatie. »

Alors que la situation reste tendue au Moyen-Orient, le débat sur les prérogatives présidentielles en matière de guerre pourrait se raviver dans les prochains jours au Capitole.