PORT-AU-PRINCE, vendredi 6 mars 2026 (RHINEWS)- L’Archidiocèse de Port-au-Prince a exprimé sa « vive inquiétude » après l’enlèvement du prêtre catholique Jean Robert Louis, disparu depuis le 5 février, dans un contexte d’insécurité persistante en Haïti, selon une note rendue publique par l’institution ecclésiastique.
Dans ce message adressé « à nos frères et sœurs dans le Christ et à tous les hommes et femmes de bonne volonté », l’Archidiocèse rappelle que le religieux « a été arraché à sa mission par des ravisseurs » alors qu’il exerçait son ministère pastoral.
« Depuis déjà un mois, le Révérend Père Jean Robert Louis, prêtre catholique en mission pastorale auprès des détenus et des prisonniers, a été arraché à sa mission par des ravisseurs. Il a été enlevé le 5 février 2026 dans un contexte d’insécurité toujours plus grave qui frappe douloureusement notre pays », indique la note.
L’Archidiocèse affirme suivre la situation avec préoccupation, notamment en raison de l’état de santé du prêtre. « L’Archidiocèse de Port-au-Prince exprime sa vive inquiétude pour l’état de santé du Père Jean Robert, souffrant de diabète sévère », peut-on lire, l’institution exprimant également sa solidarité avec sa famille et les proches affectés par cette situation.
Selon le document, le père Jean Robert Louis consacrait une part importante de son ministère à l’accompagnement spirituel des personnes incarcérées, se présentant comme « témoin de la miséricorde de Dieu » auprès des prisonniers.
Face à cet enlèvement, l’Archidiocèse lance un appel direct aux ravisseurs pour obtenir sa libération. « Nous adressons une nouvelle fois un appel pressant à ceux qui le tiennent en otage (…) afin que notre frère soit libéré sans délai pour reprendre sa mission pastorale », souligne la note.
Le texte rappelle également le principe fondamental de la dignité humaine, affirmant que « toute personne humaine possède une dignité inviolable qui ne peut être ni marchandée ni instrumentalisée ». L’Archidiocèse ajoute que priver quelqu’un de sa liberté pour exercer une pression ou en tirer profit constitue « une offense directe à cette dignité fondamentale et un péché grave ».
Les enlèvements contre rançon se sont multipliés ces dernières années en Haïti, visant notamment des membres du clergé, des entrepreneurs et des citoyens ordinaires, dans un contexte d’expansion de groupes armés et d’affaiblissement des institutions de sécurité.

