PORT-AU-PRINCE, mercredi 20 août 2025 (RHINEWS) –
La Plateforme des Organisations Haïtiennes de Droits Humains (POHDH) a exprimé mardi son indignation après la mort tragique de Zamy Wanderson, un élève de 19 ans fraîchement sorti des examens officiels du baccalauréat 2025, tué par balles lors d’une manifestation à Delmas 83.
Selon la POHDH, le drame s’est produit devant les locaux du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), où des protestataires réclamaient leur nomination. Pour disperser la foule, un agent de sécurité du ministère a ouvert le feu, atteignant mortellement le jeune Wanderson. « La disparition tragique de ce jeune homme est la conséquence directe de l’insouciance et de l’irresponsabilité des autorités de l’État, incapables de protéger la vie et la sécurité des citoyens », a dénoncé l’organisation dans un communiqué.
La plateforme qualifie cet acte de « crime grave, une atteinte au droit à la vie, à la dignité et à la sécurité de tous les citoyens ». Elle poursuit : « Nous déclarons sans réserve que les autorités portent la responsabilité de l’assassinat de Zamy Wanderson. Elles ne sauraient se cacher derrière le geste isolé d’un agent. Cette tragédie découle du manque d’une politique de sécurité respectueuse des droits humains et de l’absence de contrôle sur l’appareil d’État. »
La POHDH appelle la justice et le MENFP à prendre « toutes les dispositions nécessaires pour faire la lumière sur ce crime, traduire les responsables devant les tribunaux et garantir justice pour Zamy Wanderson. Aucun camouflage, aucune immunité, aucune excuse ne sauraient être tolérés ».
L’organisation exhorte également les autorités à assurer une formation appropriée en matière de droits humains à tous les agents de sécurité, qu’ils soient en fonction dans des institutions publiques ou privées. « La mort de Zamy ne doit pas devenir un chiffre de plus dans la longue liste des victimes de l’insécurité et des abus dans notre pays. C’est un appel à toute la société pour se lever, dénoncer et exiger un changement profond dans la manière dont les institutions considèrent la vie et la sécurité des citoyens », souligne le communiqué.
La POHDH a enfin exprimé sa solidarité avec la famille, les amis et les camarades de classe de la victime. « Leur douleur est la nôtre, leur colère est la nôtre. Nous nous tenons aux côtés de tous les jeunes qui luttent pour une autre Haïti, où le droit à la vie est respecté. »

