ORT-AU-PRINCE, dimanche 26 octobre 2025 (RHINEWS)— Le directeur exécutif du Réseau national ddéfense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance, interpelle les autorités judiciaires, en particulier le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, afin de « prendre toutes les dispositions nécessaires » pour permettre à l’ex-mairesse de l’Arcahaie, Rosemila Petit-Frère, de recevoir des soins médicaux appropriés compte tenu de la dégradation de son état de santé.
Samedi en fin d’après-midi, après lui avoir rendu visite, Pierre Espérance a indiqué que Mme Petit-Frère, incarcérée depuis le 6 août 2024, est actuellement hospitalisée dans un centre médical de la capitale. S’appuyant sur un rapport d’évaluation médicale présenté par ses avocats, il fait état de complications chez une patiente « déjà opérée pour une tumeur au cerveau » et réaffirme l’urgence d’une prise en charge adaptée.
« La situation de Mme Petit-Frère est préoccupante ; elle souffre énormément et requiert une attention médicale urgente pour éviter le pire », déclare Pierre Espérance. « En tant que défenseur des droits humains, nous respectons le droit à la santé et à la vie; nous interpellons le ministre de la Justice, le commissaire du gouvernement et le juge instructeur pour qu’ils facilitent sans délai les soins que nécessite son cas. »
À titre de rappel, Rosemila Petit-Frère a été arrêtée le 10 août 2025 en République dominicaine, puis remise aux autorités haïtiennes le 13 et transférée à Port-au-Prince le 16 aiut. Elle fait l’objet d’accusations, notamment d’association de malfaiteurs, de détournement de fonds publics, d’abus de fonction et d’enrichissement illicite. Son dossier a été transféré au cabinet d’instruction du Tribunal de première instance de Port-au-Prince pour la poursuite de l’information judiciaire.
Pierre Espérance interpelle les autorités à agir pour raison humanitaire. Il ne se prononce ni sur le fond du dossier ni sur la culpabilité ou l’innocence de la prévenue ; Espérance réclame que, dans le strict respect des garanties légales, la patiente bénéficie des soins requis par son état.
« Nous n’exigeons aucun traitement de faveur ; nous demandons l’application des droits fondamentaux reconnus à tout détenu », insiste Pierre Espérance. « La justice doit se faire sans porter atteinte à la dignité humaine ; garantir l’accès aux soins est un impératif humanitaire. »

