CAP-HAÏTIEN, dimanche 29 juin 2025 (RHINEWS) – Une étudiante de l’Université Anténor Firmin (UNAF) a perdu la vie samedi lors du naufrage d’une embarcation de fortune au large de Labadie, au Cap-Haïtien, alors qu’elle participait à une sortie entre étudiants. Jusqu’à ce dimanche, les autorités locales n’étaient pas en mesure de fournir un bilan clair de l’accident, alors que les témoignages évoquent plusieurs disparus.
Le bateau, qui revenait d’une excursion vers Cadras, transportait un groupe d’étudiants lorsqu’il a chaviré sous l’effet de fortes vagues. Les circonstances exactes du naufrage restent floues, mais plusieurs sources s’accordent à dire que l’embarcation était surchargée et que les passagers ne disposaient pas de gilets de sauvetage. Si certaines plateformes évoquent 17 personnes à bord avec une seule victime confirmée, d’autres font état de 27 passagers, dont au moins 13 morts et 8 portés disparus. Cette divergence renforce le climat de confusion, en l’absence d’un recensement officiel des personnes impliquées dans la sortie.
Le recteur de l’UNAF, Gédéon Eugène, a réagi dans un communiqué, affirmant n’avoir été ni informé ni sollicité pour autoriser cette sortie. « L’administration de l’université n’a pas été officiellement mise au courant de cette activité », a-t-il déclaré, tout en exprimant sa profonde tristesse face à la tragédie. Il a insisté sur le fait qu’aucune permission n’avait été donnée pour un déplacement organisé au nom de l’institution.
L’incident remet en question la sécurité des activités parascolaires menées sans encadrement officiel et souligne les failles dans la régulation du transport maritime en Haïti. Les autorités compétentes, dont le SEMANAH, ne se sont pas encore exprimées publiquement sur l’accident. Entretemps, les recherches se poursuivent pour retrouver d’éventuels survivants ou d’autres corps, tandis que les familles des disparus restent dans l’angoisse, sans nouvelles précises.
Le naufrage de Labadie jette une ombre sur la gestion des risques liés aux transports en mer, souvent négligés dans les zones touristiques et balnéaires d’Haïti. Le bilan définitif reste à établir.

